Et Edgar Bronfman va plus loin que reconnaître son erreur, il incite les autres à ne pas la commettre.
Il invite les opérateurs mobiles à suivre Warner dans sa nouvelle démarche : utiliser Android (OS mobile de Google pour les retardataires).

Le contenu riche sur mobile est, il est vrai, encore peu exploité ou mal exploité.
Et avec Android, tout le monde a accès à une bonne base logicielle, en constante évolution puisque tout un chacun peut l'améliorer, la personnaliser.

Francis Pisani chez qui je prends cette info voit les choses en grand. Selon lui, on est en train de vivre un tipping point comme on dit; un changement radical du mode de fonctionnement, un soudaine prise de conscience que le monde a changé et qu'il faut nous (les majors) adapter à ce nouveau monde et non l'inverse...

Bien sûr que je trouve cette nouvelle très intéressante, cela ne peut être qu'encouragent.
En plus d'être un appel aux opérateurs de téléphonie mobile, c'est un signal envoyé aux autres majors qui dit en substance: "Nous sommes passés du côté clair de la Force, rejoignez-nous ou vous mourrez !"
Concrètement, cela annonce le retrait définitif des DRM et ce qui est bien c'est que ça vient directement du producteur de contenu et non plus du distributeur comme on le voyait jusqu'à présent, chez Amazon par exemple.
D'accord, il y  a l'exception de NBC qui permet le downoad gratuit de ses séries en plus du streaming.

En fait cette annonce est une confirmation officielle de ce qui ce fait déjà au cas par cas. Je pense notamment aux séries et artistes qui se font sponsoriser par The Pirate Bay ou Mininova.
En passant je vous invite à lire l'article de Ratiatum sur l'avenir de Bittorent et du P2P en général vu par les 4 grands du BT public.

Pour ma part, vous savez que la vente de musique numérisée ne m'intéresse pas ou du moins pas encore, le CD représente encore pour moi une certaine valeur ajoutée, ne serait-ce que pour l'archivage/sauvegarde.
Je pourrais peut-être passer à l'acte si l'on nous permet de télécharger rapidement (gros serveurs ou P2P) de le musique/vidéo en haute qualité, on doit absolument retrouver la même qualité que lors d'un achat IRL : du lossless (flac par exemple) éventuellement accompagné de lossly, MP3 (ou autre) en 320 Kbps (voire en Lame v3.97 preset V0) pour la musique et en H264/DivX 6 pour la vidéo.

On pourrait aussi imaginer que lors de l'achat d'un CD de musique ou d'un (HD)DVD/BR de vidéo, on ait dans le package un accès à un service de streaming et/ou de téléchargement en haute qualité du contenu acheté "en dur". Histoire de ne plus être "obligé" de "pirater" le contenu acheté IRL pour y avoir accès sur un terminal mobile, de l'ordi portable au PDA/téléphone en passant par les baladeurs wifi.
Le monde est désormais mobile. Tout contenu numérisable doit aussi intégrer la notion de la "haute disponibilité".

Ça me rappelle cette phrase que j'ai lu il n'y a pas longtemps mais j'arrive plus à me rappeler où : "Au plus le contenu virtuel augmente, au plus la valeur du support matériel augmente."
Grosso modo, il faut, je pense, (re)créer un attrait pour les supports matériels et créer une valeur ajoutée au contenu virtuel et je pense que seule la fusion des 2 modes est capable de créer cette synergie.

Mais ne rêvons pas trop, tout ne va pas se faire en un claquement de doigt. En France, on a un gros train de retard : on se bat encore sur la législation à adopter pour contraindre le "nouveau monde" à se plier à l'archaïsme économique des majors audiovisuelles...
Les choses bougent mais lentement, très lentement et rien n'est assuré.
On voit par exemple la SNEP qui voudrait contraindre les internautes à s'auto-fliquer, la bonne blague...et d'un autre côté on voit le sage Jacques Attali dénonçant ce devoir de délation.