
2.0 : attention transparence !
Par Zephir le dimanche 15 avril 2007, à 16:45 - Cyberworld - Lien permanent
Comme vous le savez, si j'aime le web dans toutes ses versions, je ne fais pas moins attention à mon identité IRL.
Le Web 2.0 prône l'ouverture, le social et nous encourage très fortement à mettre en ligne toute sorte de données qui auparavent étaient soigneusement rangées sur notre machine, et qui ne risquaient pas d'en sortir.
Aujourd'hui, on peut mettre nos photos, vidéos, musiques, textes, agenda, feuilles de calcul, bookmark, ... en ligne.
Mais est-ce qu'on fait vraiment attention à ce que l'on fait ? Ne va-t-on pas trop vite ?
Si certaines de ces données sont peu sensibles -comme les bookmarks- mais ce n'est pas le cas de toutes.
L'agenda par exemple. J'utilise Google Calendar avec synchro sur iCal et affichage sur Netvibes mais si on le partage, il faut vraiment faire attention à donner l'url publique et non privée.
L'exemple le plus flagrant est celui des photos avec Flckr (par exemple). Sur le blog je fais tout mon possible pour rester "Zephir" et personne d'autre, et je remarque que mon compte Flickr est rempli de photos persos en libre accès.
Vite je modifie les permissions mais le mal est déjà fait : plusieurs personnes ont déjà vues ces photos.
Pourquoi se mettre en "liste rouge" chez FT si c'est pour s'afficher en long en large et en travers sur le plus medium planétaire ?
D'un autre côté comment partager simplement tout en restant sécurisé ?
Comment donner un accès sûr à certaines personnes mais sans barrières trop complexes ?
Le compromis est loin d'être évident; et pourtant il est crucial d'y arriver.
Surtout que sur le Net plus que partout ailleurs, rien ne se perd.
Entre les caches des moteurs de recherches, archive.org et les centaines de moyens de contourner les petites protections, on arrive toujours relativement facilement à (re)trouver ce que l'on veut.
Et c'est sans parler du risque toujours présent d'un hack.
Mais le plus important, c'est que ces données nous suivent, et peuvent nous rattraper, toute notre vie.
Certains DRH n'hésitent nous passer au crible sur le net pour débusquer nos "déviances latentes" avant de nous accorder un entretien.
J'exagère peut être un peu en disant que le "casier Google" peut plus nous pomber que le casier judiciaire mais l'idée est là.
Sur le sujet des "prédateurs du Net", deux vidéos à buzzer


Fresque de Tags







Commentaires
Oui, c'est tellement vrai...
Think Before yoi post !
moi j'ai réglé cette questions pour mes photos personnelle, je les héberge moi même avec gallery et il y a même un mot de passe pour ma famille et amis pour les voir !
A chaque type de fichiers sa solution.
En ce qui concerne les photos de soirée je les envoie aussi sur un serv avec un superbe script de galerie.
et flickr sert alors de backup.
Mais je n'ai pas mis de mot de passe enfin j'ai arrêté d'en mettre un.
Oui parce que si on est capable de retenir 5 ocuples log/pass genre "zephir/uitr5xop", ce n'est pas le cas de tous.
Et chaque fois que qqn voulait accèder aux photos j'avais droit à un mail ou un coup de tel...
> Et chaque fois que qqn voulait accèder aux photos j'avais droit à un mail ou un coup de tel...
Juste. Personnellement, je préfère multiplier les comptes : un pour chaque public.
Réflexion intéressante !
Pas mal de services proposes un semblant de "sécurité par l'obscurantisme" en proposant simplement un accès par une URL contenant un code aléatoire, et qui ne doit pas être diffusée...
On ne peut pas appeler celà de la sécurité...c'est comme laisser la porte de sa maison ouverte en se disant que parmi toute la population, ca serait quand même étonnant que quelqu'un trouve notre adresse...
Seule une vraie gestion des droits bien implémentée avec accès par un compte identifié (et pas un accès publique, ni un compte partagé) permet de filtrer correctement...
Evidemment, cela complique les choses pour les utilisateurs...quoique avec OpenID, tout peut être simplifié dès lors que tout le monde commence à l'utiliser...
Moi je poste jamais d'images personnelles... c'est ça le plus simple.