Aujourd'hui, on peut mettre nos photos, vidéos, musiques, textes, agenda, feuilles de calcul, bookmark, ... en ligne.
Mais est-ce qu'on fait vraiment attention à ce que l'on fait ? Ne va-t-on pas trop vite ?
Si certaines de ces données sont peu sensibles -comme les bookmarks- mais ce n'est pas le cas de toutes.

L'agenda par exemple. J'utilise Google Calendar avec synchro sur iCal et affichage sur Netvibes mais si on le partage, il faut vraiment faire attention à donner l'url publique et non privée.
L'exemple le plus flagrant est celui des photos avec Flckr (par exemple). Sur le blog je fais tout mon possible pour rester "Zephir" et personne d'autre, et je remarque que mon compte Flickr est rempli de photos persos en libre accès.
Vite je modifie les permissions mais le mal est déjà fait : plusieurs personnes ont déjà vues ces photos.
Pourquoi se mettre en "liste rouge" chez FT si c'est pour s'afficher en long en large et en travers sur le plus medium planétaire ?

D'un autre côté comment partager simplement tout en restant sécurisé ?
Comment donner un accès sûr à certaines personnes mais sans barrières trop complexes ?

Le compromis est loin d'être évident; et pourtant il est crucial d'y arriver.
Surtout que sur le Net plus que partout ailleurs, rien ne se perd.
Entre les caches des moteurs de recherches, archive.org et les centaines de moyens de contourner les petites protections, on arrive toujours relativement facilement à (re)trouver ce que l'on veut.
Et c'est sans parler du risque toujours présent d'un hack.

Mais le plus important, c'est que ces données nous suivent, et peuvent nous rattraper, toute notre vie.
Certains DRH n'hésitent nous passer au crible sur le net pour débusquer nos "déviances latentes" avant de nous accorder un entretien.
J'exagère peut être un peu en disant que le "casier Google" peut plus nous pomber que le casier judiciaire mais l'idée est là.

Sur le sujet des "prédateurs du Net", deux vidéos à buzzer