Tel que je le conçois, le Web 2.0 a deux objectifs ou plutôt a amené pour l'instant deux avancées.
Même si, évidement, ça tourne autour du concept de partage qui est l'essence même du Web (chose que ma mère ne peut/veut pas accepter/comprendre), il y a quelques nuances.
D'un côté, cet engoument pour le sh@re and enjoy améliore de manière considiérable les capacités du Web de la découverte et de la culture au sens large. Je veux parler des sites communautaires tels que Flickr, Youtube, LastFM, Blogmarks etc.
Le Net grandit sans cesse et le problème de l'organisation, de la centralisation même et du tri des données est de plus en plus vital. En mettant les internautes directement aux commandes de ces sites, tout se fait presque tout seul. Le Web 2.0 est donc plus efficace que le 1.0 et 1.5

Deuxièmement, les services 2.0 contribuent à une augmentation de l'efficacité des internautes.
En ouvrant le Web aux novices, on l'ouvre aussi aux professionnels qui s'en servent de plus en plus comme d'un outils à part entière. Le Googlage de la suite Office a un impact direct sur la productivité et la fiabilité des travailleurs nomades.

Il y a encore peu de temps, la connaissance des langages du Web était indispensable pour avoir une présence sur la Toile. Le Web était donc plus ou moins réservé aux "connaisseurs".
Aujourd'hui, ces technos sont toujours aussi importantes mais l'accessibilité a fait un bond en avant. Ainsi non seulement les outils ne sont plus réservés à l'élite mais plus encore, on peut de plus en plus souvent s'en passer.
Envoyer des photos sur Flickr ne requiert pas de connaissances spécifiques, de même pour les vidéos sur Dailymotion ou encore la création d'un blog.

Et ça c'est très important car cela permet aux novices de s'exprimer. Car ce n'est pas parce qu'on a pas les connaissances techniques que l'on a pas d'idées !
Maintenant, ces derniers peuvent réaliser leurs idées ou du moins trouver aide et collaboration.

Le Web est donc de plus en plus interactif et se détache de plus en plus de ses créateurs pour passer aux mains des utilisateurs. Et forcément certains n'aiment pas (RIAA...).
L'amélioration de la communication machine <-> homme a pemis placer l'humain au centre du système. On passe du stade de spectateur à celui de participant, de créateur.
C'est pourquoi, même si les infrastructures matérielles sont évidement vitales, le Web 2.0 c'est d'abord le Web social.
( tiens, j'ai zappé l'ajax et les api.. tanpis :o )

Mais cela ne constitue qu'une partie de ce 2.0. Une partie que j'appellerai le "distant online".
En effet, sur tous ces sites communautaires, on ne fait qu'envoyer et on ne peut pas beaucoup voire pas du tout prendre. Comme partage, c'est pas top je trouve.
Comme je le faisais remarquer dans un billet sur flickr, ces sites sont des galeries et le partage à sens unique j'appelle ça de la donation moi...

Ce qui reste à faire, c'est le "local online". C'est à dire que les internautes participent au contenu comme actuellement mais aussi à l'infrastructure matérielle. (Pour le logiciel, on a l'ajax et les api, tu vois j'en parle là :))
Le mouvement a déjà débuté avec la Dedibox de Free mais l'avenir est à la FTTH. Chacun pourra alors vraiment partager ce qu'il veut, avec qui il veut et surtout comment il le veut.
Quoiqu'on fera, on restera maitre de notre contenu.
Tout ça grâce à 100mb/s symétriques et plus encore...

Je viens de voir que LeMonde.fr publiait un dossier de 5 articles (2 online pour l'instant) sur le sujet.
Web 2.0 : les internautes au cœur du réseau (1/5)
Web 2.0 : ces merveilleux outils innovants dans leurs drôles de machines (2/5)

Je suis taré ? J'ai raison ?
J'ai fais quelques bourdes ou omissions....
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